Faire la différence entre la faim physiologique et la faim émotionnelle peut sembler simple… en théorie. En pratique, c’est souvent plus subtile. Après plusieurs régimes ou périodes de compulsions alimentaires, il arrive qu’on perde nos repères et qu’on ait du mal à reconnaître les signaux de notre corps.
Pour vous aider à y voir plus clair, voici quelques traits qui distinguent ces deux types de faim.
Gardez toutefois en tête qu’elles peuvent aussi se chevaucher : il est possible d’avoir faim sur le plan corporel tout en ressentant une envie de réconfort ou de plaisir.
Déclenchée par des émotions ou un état psychologique;
Dès la naissance, la sensation de faim est un signal vital : un bébé pleure pour obtenir du lait et s’arrête de téter une fois rassasié. Ce geste procure aussi du réconfort. En grandissant, d’autres moyens d’apaiser les émotions apparaissent. Toutefois, certaines personnes continuent de recourir à la nourriture comme principale consolation émotionnelle.
Plusieurs facteurs influencent la perception de la faim, du rassasiement et de la satiété :
Remarquer ses sensations : avant de manger, se demander si la faim
est d’ordre physiologique, si elle est plutôt liée aux émotions ou si les deux sont présentes.
Manger sans distraction : lorsque c’est possible, éteindre les écrans, ou toute autre source de distraction, et se concentrer sur les saveurs; manger à un rythme plus lent, de manière consciente, pour mieux percevoir la satiété.
Reconnaître le rassasiement : au fil du repas, porter attention au moment où la faim s’apaise, où l’intérêt pour les aliments diminue ou où une sensation de confort apparaît. Le rassasiement ne correspond pas à un point précis, il se construit peu à peu en mangeant.
Faire une pause en cours de repas : à mi-parcours, s’arrêter et observer son niveau d’appétit pour ajuster les quantités.
Commencer un repas en prenant trois grandes respirations par le nez, bouche fermée, est un excellent réflexe. C’est une pratique inspirée du qi gong taoïste ; elle aide à calmer le système nerveux et à activer les glandes salivaires, point de départ du processus digestif.
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